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Proposer toute sa grille de programmes gratuitement sur internet pendant une semaine, telle est la nouvelle ambition de France 5 et Arte.
Les chaînes offrent déjà la possibilité de voir ou revoir, sur leur site, des émissions de plateau, comme les journaux télévisés, ainsi que des magazines. Depuis un an, France 5 joue même la carte de l'exhaustivité avec la mise en ligne de l'intégralité de ses magazines. La chaîne publique entend désormais aller plus loin. Avant la fin du printemps, France 5 va mettre en ligne, chaque jour, un documentaire inédit le lendemain de sa diffusion à l'antenne. Le visionnage sera gratuit durant une semaine, puis payant au-delà, selon le principe de la vidéo à la demande.
De son côté, Arte entend, à compter de l'été, proposer sur son site (arte. tv), documentaires et téléfilms gratuitement pendant une semaine.
Pour Claude-Yves Robin, " la systématisation de l'offre créé une économie d'échelle. On veut démontrer aux producteurs qu'ils ont intérêt à proposer leurs films chez nous, plutôt que de se disperser ailleurs, parce que leurs films bénéficient de la promotion à antenne et dans la presse."
Il s'agit donc, pour France 5, de fidéliser autant le public que les producteurs. Du côté d'Arte, il s'agit aussi de réguler un secteur anarchique puisque des vidéos pirates de leurs magazines, documentaires et films se retrouvent sur YouTube ou dailymotion.
Reste à régler la question des droits des artistes-interprètes. Il aura fallu près d'un an de discussions pour balayer les réticences de France Télévisions et de ses filiales (France Télévisions Distribution et France Télévisions Interactive) pour que France 5 parvienne à négocier avec les divers représentants des ayants droit.
Pour Arte, cette mise en ligne gratuite s'accompagne aussi d'une renégociation des droits avec les producteurs. "Le marché de la VOD est complexe, entre gratuit et payant, location et vente. Il faut donc un accord-cadre global qui prenne en compte toutes les exploitations possibles et la durée des droits", estime Marc-Olivier Sebbag, délégué général du Syndicat des producteurs indépendant (SPI).
Macha Séry
Article paru dans l'édition du 17.03.07
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