jeudi 26 avril 2007

L'Etat veut-il tuer Internet en France ?, par Philippe Jannet

LE MONDE 20.04.07

Discrètement, en marge de la campagne, le gouvernement prépare un décret qui, s'il était appliqué, tuerait l'Internet "made in France". En effet, sous prétexte de surveiller au plus près les internautes, un décret d'application de la loi sur la confiance dans l'économie numérique du 21 juin 2004, exige que les éditeurs de sites, les hébergeurs, les opérateurs de téléphonie fixe et mobile et les fournisseurs d'accès à Internet, conservent toutes les traces des internautes et des abonnés au mobile, pour les délivrer à la police judiciaire ou à l'Etat, sur simple demande.

Selon ce texte, les opérateurs téléphoniques, les fournisseurs d'accès à Internet, les hébergeurs et les responsables de services en ligne (sites Web, blogs, etc.), devraient conserver pendant un an à leurs frais toutes les coordonnées et traces invisibles que laissent les utilisateurs lors d'un abonnement téléphonique ou à Internet, lors de leurs déplacements avec un téléphone allumé, lors de chaque appel ou de chaque connexion à Internet, de chaque diffusion ou consultation sur le Web d'un article, d'une photo, d'une vidéo, ou lors de chaque contribution à un blog.

Ce projet de décret constitue donc une véritable menace de mort. Il est inquiétant pour trois raisons essentielles. D'abord, le coût. A vouloir faire conserver et restituer par les entreprises, sous peine d'investissements à perte, de prison et d'amendes, des traces qu'elles n'ont pas de raisons ou de possibilité d'avoir, la France créerait une distorsion de concurrence au détriment de sa propre économie numérique, pourtant motrice de notre croissance. Un internaute choisira plus aisément un site non surveillé qu'un site français pour s'informer, même s'il n'a rien à craindre de sa recherche.

Ensuite, la confusion entre le renseignement d'Etat et la justice, qui relègue la séparation des pouvoirs au rang de fiction juridique. Enfin, le risque qu'un tel dispositif ferait peser sur la régularité des procédures judiciaires au regard de notre procédure pénale. C'est-à-dire le risque de priver une politique de sécurité de toute efficacité.

Philippe Jannet

Interview de Bruno Gaston, directeur des programmes de France 4

Par Isabelle Roberts, Raphaël Garrigos pour Ecrans/Libération, jeudi 26 avril 2007.

« Pas la peine de proposer des saucisses à Francfort »

Interview de Bruno Gaston, co-fondateur des Inrockuptibles, rédacteur en chef de Nulle part ailleurs à Canal +, et désormais directeur des programmes de France 4.

France 4 atteint 1,1 % après avoir longtemps stagné. La méthode Gaston ?
Y a pas de méthode Gaston. J’essaie de faire la télé que j’aurais envie de regarder. Il y a un truc génial avec la TNT c’est qu’on s’adresse à une population qui dans sa majorité n’était pas abonnée au câble ou satellite, qui n’avait que six chaînes. Là, pour une somme modique, ils en récupèrent dix-huit. Ca peut paraître un peu con, mais France 4, c’est une chaîne gratuite du service public et en ça, il y a une ambition.

Sport, séries, émissions branchouilles, c’est pas un peu le souk ?
Moi j’aime bien le souk. Je trouve ça important culturellement. Mais ce n’est pas un fourre-tout : il y a un fond de sauce qui ressemble à ce qui fait la télé, c’est à dire de la fiction et de la prod. De ce côté, et c’est pas du tout un jugement de valeur, France 4 est objectivement la chaîne la plus ambitieuse des chaînes gratuites de la TNT. Mais en plus d’émissions sur la musique, le cinéma, à côté des films, à côté de Toutaz avec Zazon, on est aussi une chaîne d’événements, de direct.

France Télévisions ne jure que par l’harmonisation de ses chaînes, le but c’est que vous récupériez tous les rogatons genre « Un gars, une fille »
Un gars, une fille est une série emblématique du service public, ce n’est pas sale ni imbécile de réexposer un programme vu ailleurs. Je ne suis pas d’accord avec cette idée de chaîne déversoir. Et l’harmonisation, c’est un truc qui nous sert beaucoup. Si on a accès à des grands événements sportifs, c’est parce que Daniel Bilalian, le patron des sports de France Télévisions se bat pour récupérer des droits.
Votre objectif maintenant ?
L’idée de faire une chaîne prescriptrice ne me lâche pas, c’est sans doute prendre de l’élan pour enfoncer une porte ouverte, mais moi la télé que je veux voir, c’est la télé qui me donne envie. J’arrive pas à me faire à l’idée que la télé française est aussi chiante.

mercredi 25 avril 2007

Lifecasting : Kite.tv

Il semblerait que les projets 2.0 basés sur un business plan placé sous le sceau de l’instantanéité de la communication interpersonnelle soient le nouveau filon du nouveau web plus riche en effet de réseau.

http://www.fluctuat.net/blog/5001-Lifecasting

mardi 17 avril 2007

Soirée Woody Présidente à ne pas manquer

Je dis à ne pas manquer mais je n'y serai malheureusement pas... Pourtant Wax Taylor et DJ Mehdi ça va être ouf...
c'est gratuit, il suffit juste de s'inscrire sur le site de Woody Présidente
http://www.lautrecandidate.com/index.php?rub=freeconeday1
Si vous en avez l'occasion, profitez-en, c'est à partir de 21H à l'Elysée Montmartre, il faut imprimer l'entrée pour 2 qui vous sera envoyée par mail mais il faut aussi être à l'avance...

lundi 16 avril 2007

Daniel Mermet fête les 20 ans de la privatisation de TF1

Dans son cycle d'émissions consacrées aux années 80, Là-bas si j'y suis s'intéressait aujourd'hui à la privatisation de TF1.
Au-delà du parti pris volontaire, et souvent agaçant de l'analyse, il est toujours intéressant d'entendre François Léotard défendre cette privatisation pour « éloigner l’Etat de l’information », Antoine Clermont-Tonnerre promettre « une chaîne du culture », Bernard Tapie dire qu'il faut « oublier l’audimat » grâce aux revenus publicitaires lors de l'audidtion de Bouygues à la CNCL : 20 ans plus tard, ça fait sourire...

http://www.tv-radio.com/ondemand/france_inter/LABAS/LABAS.ram

vendredi 13 avril 2007

Philippe Bailly analyse la situation de TF1 sur France Inter

Ce matin, l'émission J'ai mes sources parle des 20 ans de privatisation de TF1, l'invité est Philippe Kieffer qui a écrit "Télévision - 10 d'histoire secrète" et Philippe Bailly qui analyse la situation actuelle du premier groupe audiovisuel français.
http://www.tv-radio.com/ondemand/france_inter/SOURCES/SOURCES20070413.ram

mardi 10 avril 2007

TF1: Bouygues met Mougeotte au placard

Après l'annonce en mars du départ prochain du PDG de TF1 Patrick Le Lay, Etienne Mougeotte, son vice-président et directeur des programmes, va «prendre du recul»

http://www.liberation.fr/actualite/medias/246608.FR.php?rss=true

vendredi 6 avril 2007

Traque vidéo sur Internet


Les violations de droits de copyright sont le principal grief contre les sites de partage de vidéos. Et les Majors redoublent d'efforts pour contraindre les Youtube ou Dailymotion à retirer les clips ou films contrevenants. L'une des réponses de Youtube repose sur l'incapacité de pouvoir contrôler la masse de vidéos hébergées. ACID, un logiciel développé par une filiale d'Autonomy pourrait y remédier.

La suite sur le monde.fr: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-892624,0.html?xtor=RSS-3208

lundi 2 avril 2007

La télévision joue du scalpel

Les séries médicales

Fantasmagorie

Le premier dessin animé date de 1908. Avec, déjà, des effets spéciaux.


http://www.telerama.fr/internet/M0703051807253.html